La valorisation de l’architecture Art-Déco de Saint-Quentin trouve son accomplissement dans la mise en lumière des façades, notamment des façades restaurées dans le
cadre de la présente opération.
Cette valorisation concerne en particulier les architectures les plus marquantes, les monuments publics et les immeubles abritant des activités. Les « phares » du Pont d’Isle montrent que les urbanistes de l’Art-Déco avaient pensé à faire profiter leur ville des progrès de la « Fée Electricité ».

Une mise en lumière a déjà été installée récemment sur le patrimoine religieux (Notre-Dame de Remicourt, Chapelle Sainte- Thérèse, Chapelle d’Oëstres) et monumental (Pont d’Isle, Ecole de Musique, gare).

Les façades commerciales du centre notamment peuvent principalement profiter de cette mise en valeur nocturne pour se signaler.



1. Le pont d’Isle illuminé.
2. École Nationale de Musique& d’Art dramatique
3. Église de Remicourt
4. Chapelle d’Oëstres
5. Église Sainte Thérèse
6. La gare
 

 

La mise en valeur ponctuelle


Une illumination générale qui a pour effet d’inonder la façade et d’écraser les détails d’architecture de façon uniforme, s’avère également éblouissante et nuisante pour les riverains.

Aussi la meilleure solution est l’illumination sélective qui s’attache à mettre en relief pour une lecture analytique de la façade. On dispose aujourd’hui pour cela d’une panoplie de moyens d’éclairage. Un projet de mise en lumière (qui peut être étudié par un scénographe-lumière) peut ainsi coupler les moyens suivants :

• Boîtes à lumière ou barrettes lumineuses inscrites dans le sol, bandeaux, corniches et entablements*, illuminant les reliefs de l’architecture de façon rasante (en jouant sur les parties éclairées et les parties dans l’ombre, Photos 3 et 4).

• Fibres optiques, qui offrent des avantages de «micro-spots directionnels » pour mettre en valeur des éléments décoratifs ponctuels (sculptures, céramiques, mosaïques…) par un éclairage direct, avec une économie de consommation.

• Les vitraux sont souvent mis en lumière de l’intérieur pour permettre d’en apprécier les couleurs et la composition à l’extérieur (Photo 5).

• Des éléments de ferronnerie sont parfois rendus plus présents en éclairant le fond sur lequel ils se détachent (Photo 6).

• La lumière peut être travaillée pour projeter une
coloration chaude ou une lumière froide ; diverses parties de la façade (fond, décor) peuvent ainsi prendre des couleurs différentes, selon les matériaux (Photo 2).
Pour plus d’informations :
Service Instructeur de la Ville
Direction de l’Aménagement et du Développement Durable
9 place La Fayette - BP 256
02106 SAINT-QUENTIN Cedex
Tél. : +33(0)3 23 06 93 11
Fax : +33(0)3 23 06 93 09

Autres contacts possibles :
Ville de Saint-Quentin
Archives Municipales

53 rue Henry Dunant - BP 80
02100 SAINT-QUENTIN
Tél. : +33(0)3 23 06 32 30

Service Départemental
de l’Architecture
et du Patrimoine de l’Aisne

41 rue Roger Salengro
02000 LAON
Tél. : +33(0)3 23 23 33 90

Des précautions doivent aussi guider la mise en lumière


Les dispositifs, quels qu’ils soient, doivent rester durant la journée le plus possible cachés, abrités par les corniches ou ressauts* de la façade. On doit donc éviter de surcharger les façades d’appareils visibles (rampes de néons, batteries de spots…) ; les sources lumineuses et les cheminements de câbles doivent demeurer totalement discrets.


• Les effets lumineux peuvent se contrarier (sources opposées, éclairage extérieur des murs et Intérieur des vitraux, par exemple).

• Des sources prodiguant une lumière trop puissante nuisentà l’appréhension du motif décoratif en gommant les détails d’architecture ou de décor.

• Trop de sources risquent aussi d’aboutir à l’inverse d’une mise en valeur ; attention aux multiplications d’éclairages de façade, des devantures, des enseignes, des vitrines de magasin.



Ci-dessous exemple de sublimation de l'architecture Art-Déco par la mise en lummière