Durant les années 1920, la cité se reconstruit. Aux côtés des restaurations et reconstructions à l'identique, et des réalisations néo-classiques, néo-gothiques ou régionalistes, émerge à partir de 1923-1924 le style Art Déco, appliqué principalement aux habitations d'une clientèle aisée, aux commerces et certains édifices publiques.
En 1925 l'organisation à Paris de l'Exposition internationale des Arts décoratifs marque un véritable tournant. Les architectes les "plus classiques" de la ville infléchissent leur pratique, gagnés par ce nouvel art de vivre des Années folles, tandis que le nouveau style est popularisé par l'exposition, la publicité, les revues d'architecture...
Rompant avec l'Art Nouveau, ce courant artistique prône le retour à la tradition classique, mêlé d'influences aussi variées que le cubisme, l'Antiquité, les arts d'Afrique et d'Orient. Les corbeilles et vasques, la rose stylisée de Paul Iribe ou encore le motif Oasis du ferronnier d'art Edgar Brandt serviront de modèles à nombre d'architectes et d'artisans de l'entre-deux-guerres.
De la mosaïque à la ferronnerie d'art, des sculptures de pierre aux moulages en béton, en passant par l'art du vitrail et l'ébénisterie, les éléments Art Déco sont omniprésents, plus ou moins affirmés, suivant l'audace des architectes et de leurs clients.
Un recensement de ces constructions a été entrepris sur l’ensemble de la commune. Il a révélé plus de 3000 édifices appartenant à ce style dont 237 classés remarquables et 40 exceptionnels par la qualité de composition de leur façade ou de leur décor.
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